La sophrologie au service la bienveillance

La sophrologie au service de la bienveillance 

 

 

Il y a encore quelques années, la simple évocation du mot bienveillance déclenchait en moi deux réactions : 

 – se forgeait dans mon esprit, l’image d’un bouddha ventripotent au large sourire
– et dans la seconde qui suit, une petite voix dans ma tête s’écriait : « Rêve pas, tu en es loin de ce bouddha!!  C’est ainsi que tout a commencé, en me souvenant de ces fois où emportée par la colère…vous connaissez la suite. 

Au début, la bienveillance m’a plongée dans la culpabilité de ne pas correspondre à cet idéal H24 et de parfois céder à ma colère, mon égoïsme ou tout autre émotions négatives dans ma relation à l’autre. L’autre, ce miroir!

Et j’ai rencontré la sophrologie ! La solution qui me correspondait, qui allait changer ma vie.
DONNÉES FONDAMENTALES : 

Puisant à la source des philosophies orientales (boudhisme, inspirations zen), la sophrologie fait de la bienveillance, le pilier du changement dans nos relations à soi et aux autres.

Sa pratique met entre nos mains 5 clés pour ouvrir la porte à cette transformation. Tout part de soi.
Mode d’emploi :
1/ l’observation : 
La base de la pratique sophrologique est de se mettre à l’écoute et d’intégrer notre schéma corporel, tout ce qui constitue ce que je suis, c’est-à-dire: mon enveloppe charnelle, mes sensations, mes sentiments, mes pensées positives, mes valeurs, mes besoins et surtout mes croyances sur moi, sur l’autre. Ce retour à soi nous permet d’élaborer notre « carte du monde ». 

Ce que je suis va influer sur la manière dont je vois le monde ! Se connaître et se comprendre, telle est la clé de voûte de la bienveillance envers soi-même. 

2/ le non-jugement :
« Que ta parole soit impeccable »: il est IMPÉRATIF de  faire taire cette petite voix, oui vous savez celle qui vous critique, vous rabaisse, vous sape le moral, votre voix intérieure, celle qui se nourrit des « il faut, je dois, je devrais,il/elle aurait dû… ». 
3/ l’acceptation : 
« Faites toujours de votre mieux» « C’est bien ! C’est mal ! » Cela est tout simplement ! L’acceptation est une adhésion au moment présent. 
Se concentrer sur le moment présent : voilà ce qui permet la sérénité de l’âme.

Le moment est venu de faire sien le présupposé : « à un certain niveau, tout comportement est sous-tendu par une intention positive et celui qui est adopté à l’instant T est le meilleur choix dans le contexte de notre modèle du monde » 

Autrement dit, la meilleure réponse compte-tenu de qui je suis, de mon histoire, de ce que je vis à ce moment donné ! 
4/ l’impermanence : 
« Plus qu’hier et bien moins que demain », telle est la devise de Rosemonde Gérard, poétesse des 19ème et 20ème siècles, qui célèbre cette inéluctable et salutaire inconstance. 
Je change, j’évolue et la représentation que j’ai de moi évolue à chaque prise de conscience. A moi d’en faire un usage positif. 
5/ le détachement : 
Il est primordial de comprendre et accepter comportement et pensée ne font pas mon identité.

Ils forgent l’interprétation d’un fait que je vis avec ce que je suis. 

En prenant ce recul, j’arrive à analyser la/les peurs qui génère(nt) mon comportement. 

Cette première étape recentrée sur soi constitue un passage obligé pour pouvoir retrouver dans sa relation à l’autre la sérénité qui tempère l’importance de son jugement et génère un échange positif. 

La sophrologie peut alors être utilisée dans des conditions optimales. 
L’objectif est d’aborder les événements et les personnes sans préjugé et ni a priori, pour accueillir l’autre  dans tout ce qu’il est : la bienveillance.
Et la sophrologie dans tout ça? 

Elle accompagne la prise de conscience du moment présent et favorise l’interprétation positive des événements. Comment? En prenant le temps. En s’accordant de lâcher-prise.

Et si je partageais avec vous un exercice à accomplir dès que le besoin se fait ressentir : « la méditation du oui ».
Installez vous confortablement, assis le dos droit et en basculant légèrement le haut du bassin vers l’avant pour retrouver votre cambrure naturelle.
Conseil : enregistrez les phrases ci-après à un rythme très lent et effectuez l’exercice en les écoutant.  
Pour commencer, je ferme les yeux et me détache du monde extérieur. 

L’objectif est de me recentrer sur mon propre monde intérieur, sur ce que je ressens, sur mon âme. 

Puis je  respire. Je me connecte à ma respiration, je prends conscience de mon corps qui respire. L’air rentre peut être légèrement plus frais que l’air qui en ressort.
Et je peux ressentir que chacune de mes expirations détend un peu plus mon corps de ses tensions.
Pour cela, je peux tout simplement sur l’expiration me dire ; « mon corps est relâché » pendant juste une ou deux minutes.
Je peux alors rouvrir légèrement les yeux. Et simplement, j’observe. 

Si une tension, une gêne corporelle arrive, je l’accueille par la phrase « oui, tension ou gêne ». 

Par cette phrase, je signifie juste qu’une tension vient de surgir et que je l’accepte. 
Si une pensée arrive, je me dis « oui pensée ». 
Si une émotion arrive, je me dis intérieurement « oui, émotion ». 
Je poursuis l’exercice quelques minutes, relâché, sans attente et dans l’acceptation. Simplement être présent à ce qui est, dans l’instant présent.
Puis, pour conclure cet exercice, je prends trois inspirations et expirations profondes. Progressivement, je bouge les mains, les pieds pour retrouver mon tonus musculaire d’activité. 
Et je me sens bien. »
©Valérie Pivetal-Silvy
Rédactrice rubrique « coaching »
Sophrologue
A propos de Valérie Pivetal-Silvy 2 Articles
Valérie Pivetal-Silvy est thérapeute psycho-corporel formée à la sophrologie, l'hypnose, la P.N.L ainsi que l'analyse transactionnelle. Bien qu'elle j'intervienne auprès de divers publics, en cabinet ou en structures, son cœur la porte plus à accompagner les enfants et les femmes. Elle anime également des ateliers dans le désert pour permettre aux femmes de se reconnecter à leurs féminité. Sa philosophie? Elle se voit en "passe-partout" (oui, oui, celui de fort-boyard !), gardienne des clés mais seul vous pouvez résoudre les énigmes qui vont vous permettre d'accéder au niveau supérieur de conscience. Comme le dit si bien Jacques Salomé :"la porte du changement ne peut s'ouvrir que de l'intérieur.

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