Quand la beauté se mêle à l’éthique…

La beauté éthique : réveiller la beauté rend la dignité 

Parfois le stress, la fatigue, une souffrance en particulier sont si forts qu’ils marquent profondément le visage, malgré tous les efforts qui sont fournis pour les contenir. Dans une société dans laquelle l’apparence compte particulièrement, l’expression visuelle de la souffrance devient un handicap à part entière, un frein supplémentaire. Quelle réponse apporter à cette problématique peu médiatisée ?

 la surprenante socio-esthétique !

Le métier de socio-esthéticien, aussi peu méconnu que particulièrement bienfaiteur. Décryptage : 

Il se caractérise par la volonté de revaloriser l’image de soi et de favoriser la réparation identitaire. Cette notion d’apparence complexe revient en fait à dire que lorsqu’une personne possède d’elle-même une image dévalorisée, elle s’octroie une place dévalorisée dans son environnement, place dans laquelle, inconsciemment, elle entretient sa dévalorisation. Cercle vicieux. La socio-esthétique replace la personne et la renoue avec son identité réelle. Voilà la définition réglementaire, mais la démarche va bien au-delà sur le plan humain.

Les experts de ce secteur interviennent auprès de toute une palette de personnes, souvent fragilisées, que ce soit par la maladie, le handicap, les difficultés sociales, la vieillesse, les addictions. Ils interviennent aussi auprès de ceux qui sont en insertion professionnelle.

L’on sème en quelque sorte les graines d’une vie nouvelle. Dans notre société du « paraître », l’apparence physique joue un rôle fort dans la l’intégration et la réussite sociale. Le visuel incarne une part de notre identité, notamment dans un cadre professionnel. Quand malheur et négligence de soi se combinent, les conséquences peuvent être durablement désastreuses sur le plan psychologique, puisque les événements négatifs ont tendance à nous donner une image faussée de nous-mêmes; à un certain point, ils peuvent nous convaincre que nous ne méritons pas « mieux ».

Mais que les choses soient bien claires, nous ne versons pas là dans le misérabilisme. Et le socio-esthéticien ne porte pas un regard empreint d’une pitié malsaine, il possède et use de ce juste dosage de compassion.

Au carrefour de la technique et de l’écoute : 

Le socio-esthéticien intervient dans toutes les structures médico-sociales : hôpitaux, centre de rééducation professionnelle, foyers, maisons de quartier, associations. Il doit être capable de :

  mener un accompagnement individuel, apporter un moment de douceur et d’écoute à la personne, lui prodiguer des conseils personnalisés, réinstaurer dignité et estime de soi,

  organiser des ateliers en groupes réduits pour réapprendre à chaque personne à s’occuper d’elle, à se valoriser. Il lui redonne confiance en son potentiel. Il recrée ce lien social. Il échange.

 

 

Ce métier complexe, humainement passionnant et prenant : c’est celui que j’ai choisi. Et si parfois, modestement, j’ai l’impression de soigner des blessures, j’apprends beaucoup au contact de ces personnes touchantes. J’apprends beaucoup sur leur combativité. Et finalement, si ne conduis pas mon métier d’esthéticienne auprès d’eux comme je le ferais dans un cadre plus « classique »,  cela n’a aucun rapport avec leur faiblesse, plutôt avec leur force. Un échange intense que j’affectionne particulièrement.

Magali Pons

Esthéticienne

A propos de Isalys Roux 50 Articles
Après une première carrière consacrée au management au sein de l'armée de Terre, Isalys Roux s'oriente vers ses premières aspirations professionnelles : la rédaction et l'écriture. Ses thèmes de prédilection ? Société, management, parentalité, insolite, culture et littérature. Son credo ? Tout est digne d'intérêt dès lors qu'une question se pose.

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