Dans la peau d’une experte en marketing digital et e-réputation

Collaborer, connaître et comprendre, troisième volet : marketing digital et e-réputation

Collaborer, imaginez un seul instant toute la richesse que cette expérience dissimule. Comment ai-je pu croire que l’exercice serait différent de mon ancienne vie de manager? Comment ai-je pu imaginer que le travail en équipe virtuel ne me réserverait pas le même appétit de comprendre le métier de ceux qui m’entourent ? Leur identité professionnelle en somme.

J’éprouve une fierté grandissante au contact de cette équipe tellement riche de ses différences. Et j’évoque aujourd’hui une réelle découverte : un métier dont je n’aurais soupçonné ni l’importance ni l’humanité, un métier que je croyais réservé à des initiés, que j’imaginais 100% digital donc virtuel. C’est en collaborant avec Carole Bonnemains , formatrice marketing, communication et conférencière e-réputation, que j’ai mesuré  mon erreur de jugement.

Si vous croyez lire le décryptage d’un univers de « geeks » à travers le regard d’une « littéraire » de formation et métier, je me vois dans l’obligation de l’affirmer, vous avez commis la même erreur que moi.

Laissez-moi vous expliquer.

1/ au commencement de la « mission », l’humain :

Difficultés techniques ? Impasse en communication ? Stagnation dans le chiffres d’affaires ? Besoin de renouvellement de son image de marque?

Tel était pour moi, le cœur du métier de l’e-réputation et du Webmarketing. Mais en réalité, derrière tout état des lieux d’une entreprise (quel qu’en soit le statut), réside une personne, un manager, un indépendant. En tout état de cause, une personne, donc une implication personnelle dans la réputation professionnelle, une aisance avec certains outils, certaines méthodes, une ambition, une sensibilité en somme.

Bref, autant de marqueurs humains que l’expert ne saurait ignorer et qui nécessitent une approche psychologique.

Il n’est pas en effet, le conseil technique de moyens et processus imposés et intangibles. Il doit s’adapter à ses clients. Il doit être capable d’identifier leurs attendus autant humains que techniques et d’évaluer sans les complexer leurs possibilités en termes d’acquisition de connaissances à court terme.

Il ne doit pas les dénaturer. Non. Il doit soumettre des propositions au service justement de cette nature, car dans la durée, la technique doit générer des automatismes. Elle doit devenir instinctive.

2/ polyvalence : 

Ce métier ne souffre d’aucune approximation et, contrairement aux idées reçues, ne limite pas son devoir d’exigence et de précision à la seule notion de site Internet et réseaux sociaux. L’expert doit ainsi être capable de conseiller les entreprises sur ce qu’ils doivent communiquer, sur le contenu (sur la base des intentions de ses clients), la forme, les outils et canaux de diffusion de l’information…et domaine méconnu, sur les actions à mener pour accroître leur influence : rendre l’opinion sur l’entreprise aussi favorable que possible et attirer de nouveaux clients.

Polyvalence aussi, car pour chaque pan du métier, l’expert doit pouvoir s’adapter à l’état d’esprit de ses clients, à la tonalité générale de leur communication (quel type de marketing? Ethique ou direct?) et aux moyens financiers qu’ils peuvent consentir.

Choisir d’axer la formation sur des outils gratuits peut ainsi s’imposer comme une stratégie pertinente et efficace pour ne pas multiplier les dépenses des clients. Cependant, ces outils requièrent souvent un travail plus conséquent pour obtenir un résultat opérationnel.

Polyvalence enfin, car notamment sur l’usage des réseaux sociaux, il doit être capable de tenir l’équilibre entre les standards garants de l’image professionnelle et la créativité, qui assure d’exister et d’être visible sur le marché.

Et le tout formaté dans un plan d’actions ! Définir des objectifs et lucides et écrire la stratégie d’exécution.

Un métier définitivement pluri-facettes.

3/ pédagogie : 

La notion pourrait prêter à sourire. Evidemment qui dit « formation », dit « pédagogie ».  Mais s’il est un domaine dans lequel l’éducation des apprenants relève de la mission quasi impossible, c’est bien celui-ci. Enseigner les termes d’usage, condition «  »sine qua non pour rester crédible dans la réalisation. Puis les décliner en explications simples, pour rendre ces considérations techniques accessibles.

Une partie du succès repose certes sur le choix des outils et méthodes mais la part essentielle réside dans la capacité à faire passer le message. De la qualité de formation découle une part importante de l’avenir. Et cette responsabilité, l’expert doit être capable de l’assumer. Les connaissances cessent d’être au cœur de la transmission et finalement, puisque nous parlons d’humain, la boucle est bouclée, puisque ce sont bien les qualités humaines de communication qui conditionnent la performance de la formation.

 

©Stéphanie Roux

rédactrice en chef du Maena Mag

Qui a inspiré cet article ?

  Carole Bonnemains

Experte communication, e-réputation, marketing digital

Formatrice TPE et grandes écoles.

  https://www.linkedin.com/in/bonnemainscarole/
  https://www.facebook.com/ReputationMbc/
  https://www.instagram.com/carolembcreputation/
A propos de Isalys Roux 50 Articles
Après une première carrière consacrée au management au sein de l'armée de Terre, Isalys Roux s'oriente vers ses premières aspirations professionnelles : la rédaction et l'écriture. Ses thèmes de prédilection ? Société, management, parentalité, insolite, culture et littérature. Son credo ? Tout est digne d'intérêt dès lors qu'une question se pose.

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