Dans la peau d’une attachée de presse

Collaborer, imaginez un seul instant toute la richesse que cette expérience dissimule. Comment ai-je pu croire que l’exercice serait différent de mon ancienne vie de manager? Comment ai-je pu imaginer que le travail en équipe virtuel ne me réserverait pas le même appétit de comprendre le métier de ceux qui m’entourent ? Leur identité professionnelle en somme.

J’avais consacré un premier portrait à notre graphiste du « Maena Mag » et j’évoque aujourd’hui ce que ma collaboration avec Corinne Husson, attaché de presse entre autres fonctions, m’enseigne au quotidien sur ce métier qui nourrit beaucoup de rêves, plus qu’il n’est réellement connu et compris.

Le mythe du reporter groupie :

Le choix d’un cliché avec du matériel de photographe alors que j’aborde le métier d’attaché de presse?

Oui, choix volontaire. Car le premier mythe qui me venait à l’esprit se résumait en une image : une personne photographiant l’icône, arborant fièrement toute l’admiration qu’elle lui porte. Que les professionnels du métier pardonnent mon inculture de l’époque sur la question.

Aucune personne dotée d’un minimum de notoriété n’est seule. Sur le plan professionnel tout du moins. Elle est entourée de professionnels notamment dans le domaine de la photographie, pan de sa réputation qui ne peut souffrir d’aucune approximation.

Quant à ce comportement de « groupie », que les expansifs en la matière ne se méprennent pas. L’attaché de presse se doit d’être armé d’une immense subtilité de langage. Ainsi, s’il est intérieurement infiniment honoré, profondément touché, il ne s’excuse pas de sa mission. Il l’aborde avec une maîtrise absolue dans son discours et son attitude. Lors de notre première collaboration, Corinne m’a enseigné une leçon d’apparence anodine mais de premier plan, il existe une différence notable entre ce qui s’accomplit par passion et ce qui est dicté par le cœur, entre l’implication du professionnel et le ressenti de l’individu. Avec le recul, j’ai mesuré l’importance de cette nuance. J’ai mesuré qu’en tempérant son cœur, l’attaché de presse (r)assure ainsi de sa capacité à prendre du recul, à décrire sans démesure et donc sans décrédibiliser. Il assure ainsi de sa compréhension de son rôle et de la capacité à s’adapter aux grandes lignes de communication régissant l’image de marque de la personne dont elle rédige le portrait.

Car l’art de l’attaché de presse réside dans sa plume. C’est dans la mesure de mots bien choisis qu’il fera passer toute l’intensité de « la rencontre et du partage ». Les mots : sa signature en quelque sorte, dans un processus bien plus large.

Le mythe du déséquilibre :

Un processus bien plus large. Si l’attaché de presse entre dans ce cadre, il n’y accède pas par les coulisses et pourtant il « n’est qu’une » part d’une stratégie de communication. Ainsi, le deuxième mythe dont Corinne m’a soignée réside dans cette étrange fierté qui, à mon sens, brûlait dans chaque professionnel de ce domaine. Non, elle ne brûle pas, elle se contente d’être ressentie dans l’intimité. Et ce, à deux titres.

Tout d’abord, l’attaché de presse ne s’excuse pas pour sa mission. Il doit être doté d’unaplomb suffisant pour reconnaître la notoriété de la personne qui la sollicite sans négliger pour autant qu’il y contribue. Mais, il ne doit pas non plus exagérer sa part dans le processus. Le voilà donc capable de tempérer son enthousiasme par une humilité justement dosée.

Tenir l’équilibre, enjeu de taille.

La réalité d’un métier de précision :

Voilà donc, à mon sens, les qualités humaines indispensables qu’il faut détenir, en marge des compétences, pour exercer sereinement et pertinemment dans ce métier.

Car c’est exactement ce que véhicule l’attaché de presse : la sérénité de la contribution à la cohérence globale et de l’image et la pertinence de son style d’écriture. Faire appel à ses services revient à se garantir une précision sur la forme et le fond. Une pierre de plus à un édifice qui ne peut s’autoriser aucune faille.

Merci Corinne pour cette très belle leçon. Tu me pardonneras n’est-ce-pas de la livrer avec principalement de la passion, mais aussi une part discrète de cœur, que toi seule sauras identifier.

©Stéphanie Roux

rédactrice en chef du Maena Mag

Qui a inspiré cet article ?

  Corinne Husson

Experte sujets artistiques et analyste en tourisme.

Experte thématique Humanitaire

Cheffe projet événementiel et attachée de presse.

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  Site Internet : www.corinne-husson.com
  https://www.facebook.com/etoiledecom.husson

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A propos de Isalys Roux 50 Articles
Après une première carrière consacrée au management au sein de l'armée de Terre, Isalys Roux s'oriente vers ses premières aspirations professionnelles : la rédaction et l'écriture. Ses thèmes de prédilection ? Société, management, parentalité, insolite, culture et littérature. Son credo ? Tout est digne d'intérêt dès lors qu'une question se pose.

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