Flash&Focus histoire-Diable Noir-Stéphane Sellier

** C’est peut-être arrivé un dimanche : le Diable Noir **
Bonjour à tous ! Je me présente Stéphane, artiste féru d’Histoire. Ce que je vais faire pour vous sur ce groupe ? Jouer les conteurs d’anecdotes qui ont bien eu lieu. Prêts pour voyager dans le temps ?
C’est parti !
Aujourd’hui, intéressons-nous à un personnage dont la vie est un véritable « pied de nez » à la destinée.
Connaissez-vous l’histoire de celui qui été surnommé « le Diable Noir » ?
Si je vous dis, « Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie », est-ce que cela vous éclaire davantage ?
Indices supplémentaires :
– il vit le jour à Saint Domingue,
– et l’un de ses enfants est l’un des auteurs Français les plus célèbres.
Pour mon premier post Histoire, je vous emmène donc à la découverte d’un général Français dont on ne parle que trop peu et qui est attaché à ma très chère Axona. Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie est né à Jérémie le 25 mars 1765 dans la partie Française de l’île de Saint Domingue qui est aujourd’hui Haïti. Fils d’un marquis Normand propriétaire d’une plantation et de Marie-Césette Dumas esclave affranchie d’origine Africaine.
D’une vie d’esclave à une éducation de jeune noble :
Le jeune Thomas Alexandre passe ses premières années sur l’île de Saint Domingue en enfant libre. Cependant lorsque son père décide de rentrer en France, celui-ci vend ses enfants à réméré (une vente avec faculté, mais non obligation, de rachat par le vendeur) dans le but de financer son voyage retour vers la France. Thomas Alexandre va donc vivre en esclave dans une plantation jusqu’à ce que son père décide de le racheter et de le faire venir en France ou il recevra une éducation de jeune noble.
Une carrière militaire fulgurante :
En 1786, alors âgé de 21 ans, il s’engage dans l’armée au sein des Dragons de la Reine pour une durée de 6 ans comme simple cavalier. Il prend alors le nom de sa mère et se fait appeler Thomas Dumas. Il se lie alors d’amitié avec de futurs généraux.
C’est lors de la révolution Française que sa carrière avance à grand pas. En 1792, il sert dans l’armée du Nord, en l’espace d’une année il va passer de brigadier à lieutenant-colonel. C’est effet son ami le Chevalier de Saint George, qui le faisant venir dans la Légion franche des Américains, le nomme lieutenant-colonel.
En 1793, nouvelle évolution : il est promu général de brigade et est alors chargé de défendre Pont à Marcq face aux Autrichiens. A l’issue de cette de cette mission, il est promu général de division.
En cette période de notre Histoire plutôt mouvementée, il enchaîne les missions, il fait un passage éclairé à la tête de l’armée des Pyrénées orientales puis rejoint celle des Alpes ou l’un de ces amis est devenu chef d’état-major. Il se retrouve à nouveau confronté à l’armée Autrichienne qu’il combat avec bravoure. C’est au fil de ces batailles qu’il est surnommé le « diable noir » par les troupes Autrichienne.
Une fin d’aventure très difficile :
Après la signature du traité Campo-Formio, il embarque pour une nouvelle campagne, celle d’Égypte aux côtés de Napoléon Bonaparte, sans savoir que celle-ci sera sa dernière.
Au cours de cette campagne le général Dumas finit par s’opposer à Bonaparte et réprouvant les décisions de celui-ci, il décide de rentrer en France. Jamais Napoléon Bonaparte ne lui pardonnera ce geste.
Le général Dumas est fait prisonnier près des côtes Italienne et emprisonné à Naples ou il est très mal traité. Après la victoire de Bonaparte à Marengo, le général Dumas est libéré de prison. Il regagne alors la France mais il est dans un très mauvais état de santé.
Nous sommes en 1802. A l’époque du consulat et au même moment une insurrection éclate à Saint Domingue. Napoléon Bonaparte profite alors du mauvais état de santé du général Dumas pour le mettre à la retraite sans lui attribuer la moindre pension.
Le général Dumas s’éteint dans l’indifférence à Villers Cotterêts dans l’Aisne le 26 Février 1806.
Stéphane Sellier
Rédacteur passionné d’Histoire
A propos de Stéphane Sellier 4 Articles
Stéphane Sellier dispose de plusieurs cordes à son arc. Artiste spécialisé dans le dessin, il est également passionné d’Histoire et apprécie notamment d’écrire sur les destinées «à part» des hommes et femmes moins connus qui ont pourtant fait notre Histoire eux aussi. Sa rubrique historique, un contenu original sur nos réseaux sociaux, est unanimement saluée par nos lecteurs, sans doute, parce qu’à travers son écriture, Stéphane communique sa curiosité. Il réveille aussi des leçons dont la société a besoin actuellement. Sa conviction ? Oui, une part de l’Histoire se répète à cause d’un paradoxe : l’être humain est constant dans son instabilité et ne retient toujours qu’une partie plus ou moins grande de la leçon. Ses écrits dépassent ainsi le cadre descriptif pour nous livrer de profonds enseignements.

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